Bip, bip, bip,,,
Une main vint interrompre l'alarme qui sonnait depuis déjà 2 minutes. Casey se leva finalement avec grand peine puis fila sous la douche. « Ce sera sans doute la seule sensation agréable de la journée ». 15 minutes plus tard elle en sortit à contre-c½ur pour s'habiller, avaler un jus d'orange et courir jusqu'au lycée. « Ça sera largement suffisant ». Et effectivement, il ne lui fallut que 10 minutes pour se retrouver devant le grand portail de sa maison.
Sa maison, si grande et pourtant si déserte. Casey y vivait seule depuis que son père était partie pour vivre sa vie de « chasseur » peu de temps après la mort de sa mère. Certes, sa famille était très riche mais l'amour d'une famille manquait considérablement à cette jeune fille d'à peine 18 ans.
Bon la minute émotion est terminée, revenons à nos moutons. Je disais donc que Casey se dirigeait vers son lycée en marchant d'un pas tranquille son sac sur l'épaule dans lequel se trouvait son ordinateur portable dont elle ne se séparait jamais. Elle traversa le petit bois qui bordait son quartier lorsqu'elle tomba sur une bande de jeunes qui devait avoir son âge, tous assis sur un banc à rire et boire des bières. Ils passaient leur temps ici, certains allaient au lycée de temps en temps d'autres avaient simplement laissé tomber. Une chose est sure: toute la ville les craignait et les évitait comme la peste. Monsieur Schumacher les appelait le gang des voyous: « Ne t'approche pas d'eux Casey ou ils pourraient t'apporter nombre d'ennuis », lui répétait sans cesse son voisin. Comme tous les jours, Casey continua son chemin sans se préoccuper d'eux. Mais alors qu'elle s'en allait, elle entendit derrière elle « He toi, arrête-toi! » La jeune fille s'arrêta nette en pensant « Faîtes qu'il ne parle pas à moi, faîtes qu'il ne parle pas à moi ». Malheureusement, elle sentit un léger souffle dans son cou puis la même voix dans son oreille: « Retourne-toi »
C'était impossible, Casey ne pouvait pas se retourner, elle était tétanisée par la peur,
« Je t'ai demandé quelque chose alors fais-le » Elle trouva finalement la force d'obéir et se retrouva nez-à-nez avec un grand brun plutôt mignon aux yeux très clair avec une cicatrice à l'arcade sourcilière. Elle l'avait souvent vu avec le reste de la bande mais jamais d'aussi près.
« Je suis pressée, je dois être au lycée dans 5 minutes », se risqua-t-elle,
« Qu'est-ce que ça peut m'foutre? », lui rétorqua le brun.
Bientôt, le reste de ses compagnons (c'est-à-dire une vingtaine) avait encerclé Casey excepté un seul, un grand roux qui restait assis à boire sa bière,
« E..écoutez je...je », commença Casey,
« J'voulais te d'mander », dit le brun en s'approchant de sa victime.
« Quoi? », couina Casey
« Comment tu fais pour être aussi laide? », demanda-t-il en souriant,
Il y eut un rire général que seul Casey ne comprenait pas. Peu lui importait qu'on la trouve laide, on lui avait tellement dit. Non, le plus important était de trouver une solution pour sortir au plus vite de ce bois.
« He, arrêtez ça les mecs »
Le roux se leva et s'approcha du petit groupe.
« Ho he Hwoarang! On fait que s'amuser », dit un garçon blond,
« On n'a pas le temps pour ces conneries, laissez-la se tirer, j'vous rappelle qu'on a un truc à faire ». Il leur tourna le dos et se dirigea vers une maisonnette enfouie dans le bois.
« Bon allez on y va tout le monde », dit un homme très grand et très opulent,
La bande le suivit accompagné de soupirs et de quelques protestations à l'exception du brun qui se tourna vers Casey.
« On se reverra», dit-il avec un sourire narquois.
Puis il s'éloigna à son tour.